Entretien avec COZIC

Duo formé de Monic Brassard et Yvon Cozic, COZIC présentait sa plus récente exposition à La Maison de la culture de Longueuil du 1er octobre au 22 décembre 2016. Ayant pour titre Un étonnant voyage, cette exposition souhaitait montrer un aperçu de votre parcours qui s’est développé depuis les années soixante. À quoi pouvaient s’attendre les spectateurs ?

COZIC par NADJA

De tout temps. l’humain a cherché à s’expliquer l’univers dans lequel il était appelé à séjourner. Étudiant ce qui tombait sous ses sens, il s’est construit, selon l’époque et le lieu, divers systèmes, tentant d’agencer en un ensemble cohérent le monde auquel il faisait face.

Cozic fan tutte

Je présente ici des réflexions qui me sont suggérées par quelques œuvres récentes de Cozic et par le concert performance créé avec Claude Frascadore, compositeur, Jean-Paul Daoust, poète, et Jonathan Nemtanu, pianiste, et par la résonnance de ces œuvres avec des activités de Marcel Duchamp.

COZIC | une entité, une signature unique

Cozic (composé du duo d’artistes Monic Brassard et Yvon Cozic) explore le rapport entre la dimension ludique et le côté fortement connoté des idées et des matériaux qui composent leurs œuvres. C’est entre autres dans cet esprit qu’ils ont travaillé à la création d’un nouvel alphabet basé sur des choix de couleurs. Nommé « Code couronne ».

La guerre des signes contre les codes chez Cozic par Fernande Saint-Martin

Si la création en art consiste à y insérer de nouveaux signes, comme le voulait Matisse, les deux artistes qui signent Cozic y ont abondamment contribué  Depuis  quatre décennies, ils ont inventorié une pléthore de nouveaux signes, formés d’objets naturels, quotidiens ou industriels, dans des sculptures déployées en installations, qui sollicitaient ou non la participation du public.

Ils ont créé un univers du « jamais vu », coloré et ludique, étonnant, sensuel, teinté, a-t-on écrit, « d’une ironie douce sur les attitudes humaines ». Ils ont puisé aux ressentis d’un sensoriel très proche (« Surfaces à  caresser, à humer, à déplacer, qui vous prend dans ses bras » ), mais aussi plus éloigné, dont le sens empruntait  parfois à des allégories verbales (« Vêtir ceux qui sont nus » , etc).